Chongqing n’est pas une ville que l’on traverse par hasard. Capitale ardente du piment, porte naturelle vers le **Yangtsé**, elle se mérite un peu.
La bonne nouvelle, c’est qu’elle est aujourd’hui remarquablement bien connectée au reste de la Chine. Il suffit de choisir le chemin qui vous ressemble.
L’aéroport international de Jiangbei
L’arrivée la plus directe, surtout depuis loin, se fait par l’Aéroport international de Chongqing Jiangbei.
C’est la grande porte aérienne de la ville, toujours en mouvement, toujours traversée de langues et de silhouettes pressées.
Depuis ici, Chongqing est reliée à la plupart des grandes métropoles chinoises : Pékin, Shanghai, Caton… des noms que vous connaissez déjà, et qui servent souvent de points de passage.
Quelques vols internationaux existent, surtout vers l’Asie du Sud-Est.
Depuis l’Europe, une correspondance à Pékin ou Shanghai est la norme : une escale, un thé chaud, un dernier regard sur l’écran des départs… et la Chine s’ouvre un peu plus.

Le TGV chinois : glisser vers Chongqing
Si vous aimez voyager en regardant le paysage défiler, le train à grande vitesse est un choix presque évident. Chongqing est solidement ancrée dans le réseau ferroviaire chinois, précis, fluide, étonnamment calme.
Les deux grandes portes ferroviaires sont : Gare de Chongqing Ouest et Gare de Chongqing Nord.
Elles accueillent des trains venus de toutes les directions.
Quelques repères de temps, pour sentir les distances :
- Chengdu → environ 1h40 : un trajet court, idéal pour relier deux ambiances du Sichuan ;
- Guiyang → environ 2h25 : une montée progressive depuis le sud ;
- Kunming → environ 4h40 : plus long, mais presque méditatif.
Dans le train, le temps s’étire autrement. Vous arrivez souvent en plein centre-ville, sans rupture, sans contrôle pesant. Juste une porte qui s’ouvre.
Avion ou train : écouter la distance
Le choix dépend surtout de votre point de départ… et de votre rythme intérieur.
Depuis Chengdu ou Guiyang, le TGV est presque toujours le meilleur compagnon de route. Pas d’attente inutile, pas de transfert lointain.
Depuis Kunming, le train reste une option agréable, mais comparez avec la durée réelle d’un vol (vol + aéroport + transferts).
Depuis les villes lointaines comme Pékin, Shanghai, Canton ou Xi'an, l’avion vous fera gagner de précieuses heures.
Le train existe, parfois en couchette, mais il devient alors un voyage en soi.
Réservez vos billets à l’avance, surtout en période de fêtes ou de vacances. est simple, fiable et accessible en français.

Chongqing n’est pas une métropole isolée accrochée à ses collines. Elle est un nœud, un battement régulier dans le vaste corps chinois.
Chaque année, près de 50 millions de passagers y arrivent ou en repartent par les airs, tandis que plus de 100 millions de voyageurs la traversent en train. Des chiffres presque abstraits, tant ils dépassent l’échelle humaine — et pourtant bien réels. Ils disent une chose simple : Chongqing est profondément connectée au réseau de transport chinois.
Dans les faits, cela se ressent immédiatement. Des vols qui décollent et atterrissent à toute heure depuis les grandes villes du pays. Des trains qui partent sans relâche, glissant vers Pékin, Shanghai, Chengdu ou Canton, avec une régularité rassurante. Ici, venir n’est jamais un obstacle.
La ville est vaste, complexe, parfois déroutante, mais elle reste ouverte, accessible, reliée. Chongqing vous attend au croisement des rails et des nuages, prête à vous accueillir, quel que soit le chemin que vous aurez choisi.



