La poudre, la boussole, l'imprimerie, des révolutions agricoles ; la Chine impériale a tout inventé.
Et pourtant : pas d'empire colonial, pas de révolution industrielle, pas de domination planétaire.
Faut-il en conclure qu'elle a échoué ?
Ce livre raconte une autre histoire.
Celle d'une civilisation qui a choisi une voie singulière : l'harmonie plutôt que la conquête, l'équilibre plutôt que l'accumulation, la durée plutôt que la rupture.
Là où l'Occident a misé sur l'accélération et la domination, la Chine ancienne a parié sur la stabilité et la cohérence à long terme.
Elle n'a pas «raté» son développement ; elle a joué un autre jeu, avec d'autres règles.
À l'heure où les certitudes occidentales vacillent et où les promesses du progrès deviennent ambivalentes, ce regard décentré résonne étrangement avec nos interrogations actuelles.
Que signifie réussir, quand la planète s'épuise ? Que vaut une invention, si elle ne sert pas la vie ?